Puero debetur reverentia

By Paul Verlaine

Written 1896-01-01 - 1896-01-01

MOI, si j’avais vingt fils, ils auraient vingt chevaux

Et fuiraient au galop le Pédant et l’École,

Infâmes pour lesquels cette gueuse raccole

En ce pays conquis tous les petits cerveaux.

La Truande ! qui veut pour ses sales travaux,

Blasphème, puis péché, séduire, comme on vole,

L’enfant, le mien, le vôtre, ô la sinistre folle !

L’enfant, tout votre orgueil et tout ce que je vaux !

Et si j’avais cent fils, ils auraient cent chevaux

Pour vite déserter le Sergent et l’Armée

Que ces brigands nous ont créée, et ces drapeaux,

Les faquins ! qui mettraient la France, notre aimée,

Aux mains du plus offrant, après en avoir fait

La chose impure, faible et sale que l’on sait.