Réplique d'une hélène
Written 1925-01-01 - 1925-01-01
Quand vous serez bien vieux, le soir, à la chandelle,
Assis auprès dit feu, tisonnant et rêvant,
Peut-être lirez-vous les vers, où trop souvent,
Je vous ai célébré, du temps que j'étois belle !
Alors vous apprendrez, ainsi qu'une nouvelle,
Combien je vous aimois, et que mon, cœur fervent,
Malgré vostre rigueur qui l'alloit décevant,
Bénissoit vostre nom de louange immortelle.
Mais il sera trop tard pour respondre aux aveux,
Vous aurez presque atteint les ombrages myrteux,
le ne pourray donner de désir ni d'envie…
Ce soir-là pleurerez, le front dessus la main,
Regrettant mon amour et vostre fier desdain,
De n'avoir pas cueilli les roses de ma vie !