Réponse. le talion
Written 1870-01-01 - 1870-01-01
Ton poète a raison, sœur ; la vengeance est douce :
Qu'on aiguise la faux si le glaive s'émousse.
Nous saurons dans l'affreux te suivre jusqu'au bout,
Et, rendant ses leçons à la docte maîtresse,
Y promener si bien la torche vengeresse,
Que du Rhin à l'Oder rien ne reste debout.
Meurs, ou tue ! Entre nous, et c'est vous qui le dites,
La justice est sans force et les lois sont maudites,
Le carnage et l'horreur ont seuls droit d'exister.
Nous acceptons, bandits, votre duel infâme :
Aux douleurs de l'enfant, au râle de la femme,
Comme vous, comme vous nous saurons insulter.
En guerre ! enivrons-nous de meurtre et de luxure ;
Par des forfaits sans nombre effrayons la nature,
Que de sang le ciel soit obscurci ;
A Papis, à Berlin, portons nos saturnales,
Et qu'on juge, devant nos œuvres infernales,
Qui du Celte ou de vous aura mieux réussi.