Rêvant d’alger

By Lucie Delarue-Mardrus

Written 1908-01-01 - 1908-01-01

Rêvant d’Alger passée au bord du flot assise,

A sa foule pareille au plus pur-bas relief,

Une douleur s’abat sur mon âme pensive ;

Car, n’ayant point l’orgueil qu’elle soit notre fief,

Je regrette à mourir le grand profil vétuste

Qu’elle devait sculpter sur le bleu de son port.

Jadis, et dont le souvenir lui-même est mort,

— Et cette voix qui dit toujours : « Ce n’est pas juste… »