Richesse

By Paul Verlaine

Written 1890-01-01 - 1890-01-01

A me mettre hélas dans la poche,

Mais demain comme il sera tendre

Il n’est tel que de bien attendre

Avec une tête de Boche,

Et la chose d’être un gavroche

Qui ne voudrait ; plus rien entendre

Que d’être un gas plus ou moins tendre

Sans peur autant que sans reproche

Et je vais enfin, digne et riche,

Mieux qu’un militaire en Autriche,

M’épandre et me répandre encore

En un luxe sans fin ni bornes

Qui, bœuf littéral que décore

Sa force, te montre les cornes,

Misère qui voudrait me proposer des bornes.