Sérénité
By Gaston Heux
Written 1924-01-01 - 1924-01-01
Sérénité d'un soir que ne peut rien ternir,
Tu reflètes le Sage en ta douceur plénière,
Alors qu'un rêve intime abaisse sa paupière
Sur le calme de l'heure et sur le souvenir.
Ce qui renaît d'un songe est si doux à bénir !
La Détresse là-bas s'appuie à la Prière,
Et l'une offrant la nuit, et l'autre la lumière,
Par un long crépuscule ont dû se soutenir…
Si vous tremblez, vieux Jours, pour mon âme trop tendre,
Devant votre poussière et devant votre cendre
Mon livre et ma mémoire ont un même abandon.
Vous pouvez sans remords renouer votre ronde,
Qu'une égale tendresse au hasard vous confonde
Sous l'ineffable ampleur d'un geste de pardon !