SUITE AU 1er SONNET

By Paul Verlaine

Written 1890-01-01 - 1890-01-01

OR puisque le veau d’or a lieu

Et qu’on ne dirait plus du veau,

Il nous faut d’abord prier Dieu

De bénir le pacte nouveau.

Pour nous ruer à des travaux

Tout bonnement prodigieux.

Prose au kilo, vers frais ou faux,

Qu’importe ? Tant pis et tant mieux !

Nouer et dénouer des nœuds

Gordiens ou non, et n’étant

Pas plus des princes que des bœufs.

Néanmoins, peiner tant et tant

Que vous fassiez une fortune bœuf

Et que moi, j’achetasse un courage tout neuf.