Tes yeux

By Maurice Bouchor

Written 1876-01-01 - 1876-01-01

Tes yeux sont deux saphirs verts

Ou deux émeraudes bleues

Qui rejettent à cent lieues

Les louanges de mes vers.

C'est la mer phosphorescente,

Car on y voit luire encor

Plus d'une étincelle d'or

A nos yeux éblouissante.

Et moi, songeur devant eux

Et cherchant à les comprendre,

Jamais je ne pourrais rendre

Le mystère de tes yeux ;

Car leur cruelle ironie

Qui brille et sourit sans fin

Se mêle au charme divin

D'une tendresse infinie.