Troisième décembrale

By Lucie Delarue-Mardrus

Written 1902-01-01 - 1902-01-01

La nuit d'hiver est sombre malgré

La lune nageant dans des nuages ;

Le gazon met une odeur de pré

Dans l'air mouillé dont suent les branchages ;

On ne sait d'où, sur le jardin nu,

Ce souffle de tiédeur est venu…

Et, croyant le printemps lourd de baumes

Miraculeusement de retour,

Dans le noir, des chats, brisés d'amour,

Geignent avec des voix de fantômes.