Vacances

By Lucie Delarue-Mardrus

Written 1932-01-01 - 1932-01-01

Mon bon cheval un peu rustique

Allonge dans le vent marin,

Et nous menons tous deux grand train

Parmi le printemps frénétique.

Vides, les routes sentent bon.

Tellement fraîche est la nature

Qu'une ivresse prend ma monture,

Réponse à mon cœur vagabond.

— Lorsque nul travail ne vous use,

Quand le soleil est parfumé,

O mon cheval ! Comme on s'amuse

Et que c'est beau, le mois de mai !