Visages

By Lucie Delarue-Mardrus

Written 1908-01-01 - 1908-01-01

Nous avons admiré la campagne infinie

Et les monts bien boisés de la riche Oranie.

Nous avons fréquenté sa ville capitale

Sur laquelle la mer indolente s’étale.

Tout le pays vivait dans l’abondance et l’aise,

Comme, en terre d’Afrique, une belle Française.

Mais nous savions comment la province s’ensable

Vers le Sud, dans l’horreur du soleil implacable.

Et que la vie y garde encore le visage

D’une Bédouine âpre, efflanquée et sauvage.