Vos yeux

By Charles Le Goffic

Written 1914-01-01 - 1914-01-01

Je compare vos yeux à ces claires fontaines

Où les astres d’argent et les étoiles d’or

Font miroiter, la nuit, des flammes incertaines.

Vienne à glisser le vent sur leur onde qui dort,

Il faut que l’astre émigre et que l’étoile meure,

Pour renaître, passer, luire et s’éteindre encor.

Si cruels maintenant, si tendres tout à l’heure,

Vos beaux yeux sont pareils à ces flots décevants,

Et l’amour ne s’y mire et l’amour n’y demeure

Que le temps d’un reflet sous le frisson des vents.