XVIII

By Jean Aicard

Written 1867-01-01 - 1867-01-01

J’ai, toute cette nuit, ferme et tête baissée,

Écrit, rêvé,… c’est bien, et je vais m’endormir ;

Je suis content de moi ! La nuit s’est effacée :

C’est l’aurore ; mes yeux voient ma lampe pâlir.

Puissé-je ainsi, penché sur l’existence sombre,

Travailler, travailler tant que je serai fort,

Et puis, heureux, lassé de la vie et de l’ombre,

Voir naître longuement l’Aurore de la mort !